La Voie à Suivre Des Salaf Salih
D'après 'Anas ibn Mâlik (qu'Allah soit satisfait de lui),
un groupe des Compagnons du Prophète (pbAsl) demandèrent ses femmes au sujet de ses pratiques intimes. L'un d'eux dit: "Je pratique la continence", un autre dit: "Et moi, je ne mange plus de la viande", et un troisième: "Quant à moi, je ne couche jamais sur un lit". L'Envoyé d'Allah, les ayant entendu, commença par louer Allah et L'exalter puis dit: "Qu'ont-ils ces gens-là qui viennent de dire telle et telle chose? Quant à moi, je prie et je dors, je jeûne et je romps le jeûne, et je n'observe pas la continence. Quiconque se détourne de ma Sunna n'est pas des miens".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2487
D'après Sa`d ibn 'Abî Waqqâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) repoussa le désir exprimé par `Uthmân ibn Maz`ûn d'observer la continence. S'il la lui avait autorisée, nous aurions procédé à la castration.
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2488
`Abd-Allah ibn Mas`ûd (qu'Allah soit satisfait de lui) a dit:
Nous participions aux expéditions avec le Prophète (pbAsl), et comme nous n'étions pas accompagnés de nos femmes, nous lui demandâmes s'il ne fallait pas nous châtrer. Mais, le Prophète nous interdit de le faire; puis, il nous toléra le mariage à terme en contrepartie d'une pièce d'étoffe à titre de mahr (sorte de dot mais en Islam celle-ci est payée à la femme). Puis, `Abd-Allah récita ce verset:
O Croyants: ne déclarez pas illicites les bonnes choses qu'Allah vous a rendues licites. Et ne transgressez pas. Allah (en vérité) n'aime pas les transgresseurs.
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2493
Jâbir ibn `Abd-Allah (qu'Allah soit satisfait des deux) a dit:
Un héraut de la part du Messager d'Allah (pbAsl) vint nous informer que le Prophète (pbAsl) nous avait autorisés de contracter des mariages temporaires (Il s'agit d'un mariage de période fixée en échange d'un salaire déterminé).
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2494
D'après `Alî ibn 'Abî Tâlib (qu'Allah soit satisfait de lui),
lors de l'expédition de Khaybar, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a interdit le mariage temporaire ainsi que la consommation des ânes domestiques.
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2510
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) a dit: "Il est strictement interdit de se lier en mariage avec une femme et sa tante paternelle ou maternelle en même temps".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2514
D'après Ibn `Abbâs (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) épousa Maymûna pendant qu'il était en état de sacralisation (ihrâm). Ibn Numayr (l'un des transmetteurs) ajouta: J'ai transmis ce hadith à Az-Zuharî qui m'avait répondu en disant: "Yazîd ibn Al-'Asam m'a informé qu'il (pbAsl) l'avait épousé alors qu'il était en état de désacralisation".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2527
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) a dit: "Qu'aucun de vous ne cherche à acheter quelque article alors qu'un autre est sur le point de contracter son achat; et qu'aucun de vous ne demande en mariage une femme dont la main est déjà demandée par un autre".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2530
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
L'Envoyé d'Allah (pbAsl) défendit qu'un citadin vend au nom d'un bédouin (de peur d'abuser de son ignorance des prix pratiqués dans les marchés de la ville), qu'on simule l'offre d'un prix plus élevé (pour tromper l'acheteur), qu'un homme demande en mariage celle que son frère a déjà demandée ou qu'il le supplante dans l'achat de quelque marchandise, et qu'une femme demande la répudiation de sa co-épouse pour s'accaparer des biens dont dispose celle-ci.
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2532
D'après Ibn `Umar (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) interdit le mariage dit "Ach-Chighâr". C'est quand un homme donne sa fille en mariage à quelqu'un, à condition que ce dernier lui donne également sa propre fille en mariage, sans que ni l'un ni l'autre paye de dot (aux mariées).
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2537
D'après `Uqba ibn `Amir (qu'Allah soit satisfait de lui),
l'Envoyé d'Allah (pbAsl) dit: "La condition qui a le plus de droit à être remplie est celle par laquelle vous vous êtes assuré la légitimité des relations conjugales".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2542
D'après 'Abû Hurayra (qu'Allah soit satisfait de lui),
le Prophète (pbAsl) dit: "La femme qui a été déjà mariée (veuve soit-elle ou divorcée) ne peut être donnée en mariage que sur son autorisation. Quant à la vierge, elle ne peut être donnée en mariage que sur son consentement". - "O Envoyé d'Allah! Et comment donnera-t-elle son consentement?", lui demanda-t-on. - "En gardant le silence", répondit le Prophète.
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2543
Récit de `A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle):
Dhakwân transmet: J'ai entendu `A'icha dire: J'ai demandé à l'Envoyé d'Allah (pbAsl) si les parents de la vierge devaient ou non la consulter avant de contracter son mariage. - "Oui, elle doit donner son consentement", répondit le Prophète. - "Mais, répliquai-je, elle est timide". - "Eh bien, reprit-il, son silence signifie son consentement".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2544
`A'icha (qu'Allah soit satisfait d'elle) a dit:
"J'avais six ans lorsque le Prophète (pbAsl) m'épousa et neuf ans lorsqu'il eut effectivement des relations conjugales avec moi. Quand nous nous rendîmes à Médine, j'avais eu de la fièvre un mois durant et mes cheveux avaient poussé jusqu'à mes épaules. Ma mère, 'Umm Rûmân, vint me trouver alors que j'étais sur une balançoire, entourée de mes camarades. Quand elle m'eut appelé, je me rendis auprès d'elle sans savoir ce qu'elle voulait de moi. Elle me prit par la main, me fit rester à la porte de la maison jusqu'à ce que j'eusse pris mon souffle. Elle me fit ensuite entrer dans une maison où se trouvaient des femmes des 'Ansâr qui me dirent: "A toi le bien, la bénédiction et la meilleure fortune!". Ma mère m'ayant livrée à ces femmes, celles-ci me lavèrent la tête; et se mirent à me parer. Or, rien ne m'effraya et quand l'Envoyé d'Allah (pbAsl) vint dans la matinée; elles me remirent à lui".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2547
D'après Sahl ibn Sa`d (qu'Allah soit satisfait de lui),
Une femme vint dire à l'Envoyé d'Allah (pbAsl): "O Envoyé d'Allah! Je viens me donner à toi". L'Envoyé d'Allah (pbAsl) fixa ses regards un instant sur elle, puis baissa la tête. Voyant qu'il ne décida rien à son égard, la femme s'assit. Alors un des Compagnons du Prophète se leva et dit: "O Envoyé d'Allah (pbAsl)! Si tu ne veux pas accepter son don, donne-la-moi en mariage". - "Possèdes-tu quelque bien (pour la doter)?", lui demanda le Prophète. - "Non, par Dieu! O Envoyé d'Allah!", répliqua l'homme. - "Rentre chez toi, répliqua le Prophète, et regarde si tu y trouves quelque chose". L'homme partit et revint dire: "Par Dieu! Je n'y ai rien trouvé". - "Cherche bien, ajouta l'Envoyé d'Allah (pbAsl), fût-ce une bague en fer". L'homme rentra chez lui, puis vint dire: "Par Dieu! O Envoyé d'Allah, je n'y ai même pas trouvé une bague en fer, mais voilà mon 'izâr (pagne) - Sahl ajouta: "Il ne possédait même pas un ridâ' (habit couvrant la partie supérieure du corps)- à elle sa moitié". - "Mais, reprit l'Envoyé d'Allah (pbAsl), qu'est-ce qu'elle fera de ton pagne? Si tu t'en vêts, elle ne s'en servira pas et si c'est elle qui s'en vêt, tu ne t'en serviras pas". L'homme s'assit, puis, comme la séance se prolongeait, il se leva. L'Envoyé d'Allah, voyant qu'il fut sur le point de partir, donna ordre de le rappeler. Quand l'homme retourna, il lui dit: "Que connais-tu du Coran?". - "Je connais, répondit-il, telle et telle sourates", répondit-il puis il se mit à les énumérer. - "Est-ce que tu les connais par cœur?", demanda le Prophète. - "Oui", répondit-il. - "Eh bien va, reprit le Prophète, je te la donne en mariage pour ce que tu connais du Coran".
Numéro du Hadith dans le Sahîh de Muslim [Arabe uniquement]: 2554